Si vous êtes ici, c'est pour une raison. Normalement, ici on lit. Maintenant, certaines personnes se font peut-être chier et veulent tenter de nouvelles expériences. D'autres sont ici pour faire chier par contre. Pour ceux-ci j'accepte les comm's. Ils ont que ça à faire et ce serait mal d'effacer leur perte de temps. Bref', j'espère que cette nouvelle fiction [yaoi] vous plaira. C'est la première solo alors soyez indulgents. Je suis loin d'être un écrivain mais j'écris des choses qui me tiennent à c½ur. Ce sont mes idées. Je ne copie sur personne. Je tiens juste à le préciser. Sur ce je vous laisse à la lecture, en espérant qu'elle vous plaise. Je tiens à préciser que je ne suis pas responsable d'un quelconque choc chez certaines personnes. * * * Autre chose : en ce qui concerne la publicité des fictions, je ne suis pas un annuaire. Je confirmerais les comm's et les amis pas parce que je veux atteindre un max de comm's et d'amis. Je veux bien que vous fassiez de la pub. Mais laissez aussi un comm's en ce qui concerne mon travail aussi. Je suis désolé mais les personnes qui lachent des comm's juste pour leur propre pub et qui ne lisent même pas la fiction, moi j'estime que c'est un peu un manque de respect. Merci.

Si vous êtes ici, c’est pour une raison. Normalement, ici on lit. Maintenant, certaines personnes se font peut-être chier et veulent tenter de nouvelles expériences. D’autres sont ici pour faire chier par contre. Pour ceux-ci j’accepte les comm’s. Ils ont que ça à faire et ce serait mal d’effacer leur perte de temps. Bref’, j’espère que cette nouvelle fiction  vous plaira. C’est la première solo alors soyez indulgents. Je suis loin d’être un écrivain mais j’écris des choses qui me tiennent à c½ur. Ce sont mes idées. Je ne copie sur personne. Je tiens juste à le préciser. Sur ce je vous laisse à la lecture, en espérant qu’elle vous plaise. Je tiens à préciser que je ne suis pas responsable d’un quelconque choc chez certaines personnes.  * * * Autre chose : en ce qui concerne la publicité des fictions, je ne suis pas un annuaire. Je confirmerais les comm's et les amis pas parce que je veux atteindre un max de comm's et d'amis. Je veux bien que vous fassiez de la pub. Mais laissez aussi un comm's en ce qui concerne mon travail aussi. Je suis désolé mais les personnes qui lachent des comm's juste pour leur propre pub et qui ne lisent même pas la fiction, moi j'estime que c'est un peu un manque de respect. Merci.
PROLOGUE





Il est rentré, seul, en marchant d'un pas hésitant. La tête baissée, il rougissait sous les regards perçants des élèves. Il n'osait pas bouger. Il restait stoïque et tendu. Ses longs cheveux bruns lui barraient le visage et il mordait lentement ses lèvres rosées de ses dents blanches. Ses doigts se tordaient entre eux sous l'effet du stress. Lorsque la voix du professeur parut à ses oreilles, il releva brusquement la tête, l'air désespéré, comme s'il avait été pris sur le fait. Sa timidité le rendait si mignon que Mr Schacht lui assura qu'il pouvait aller s'asseoir sans présentation. Il se dirigea alors d'un pas pressant vers la table du fond et ne bougea plus.
Je m'en rappelle comme si c'était hier. C'était un Jeudi 7 Septembre 2005. Ce jour-là, j'ai rencontré mon âme s½ur, ma moitié. Bill.






Pix: j'ai pris cette photo lors d'un concert. si vous la piquez, mettez un lien s'il-vous-plait.
# Posté le mardi 06 mai 2008 13:45
Modifié le lundi 23 juin 2008 18:19

I * * * * * Laisser vos impressions s'il-vous-plait. Je voudrais avoir des avis sur la tournure de ce chapitre et si cela vous plait. Merci. *

I * * * * * Laisser vos impressions s'il-vous-plait. Je voudrais avoir des avis sur la tournure de ce chapitre et si cela vous plait. Merci. *
Mon histoire est banale. L'histoire d'un coup de foudre. Un coup de foudre plutôt bizarre néanmoins. Avant lui, j'étais ce gars à problème, que tout le monde craignait. Ce type qui tapait sur n'importe qui et qui passait pour un gros blaireau. Au fond, je suis quelqu'un d'intelligent. Seulement, j'aimais passer pour le mec fouteur de merde et qui préférait se faire virer de cours plutôt que travailler un minimum. Moi, à la place de bosser, je baisais. Tout ce qu'il bougeait. Je dis bien tout. Oui, je suis bisexuel. Je l'ai appris à mes 14 ans en fait. Lui me la juste confirmait à vrai dire. Avant son apparition, j'étais hétéro. Enfin, je croyais. C'est vrai. Je regardais déjà des mecs mais c'était pas comme si je les mattais. C'est ce que je me disais. Pourtant, je les mattais bien. Et les baisais après en me disant que c'était seulement des expériences sexuelles. Bref', toujours est-il que désormais je sais bien que je suis bi.
C'est incroyable comme le temps peut changer les gens.
Donc comme je l'ai dit mon histoire est banale. Lui l'est moins. Il est un fantasme ambulant. Il est tout ce que j'aurais voulu être. Il m'a changé.
C'est à partir de cette première apparition que je vais commencer mon récit. Cette histoire si banale. Le coup de foudre bizarre. Mon histoire. Notre histoire.


Lorsqu'il s'est assis, je me suis déconnecté du monde. Je me posais des questions sur sa présence. Comment pouvais-il exister ? Comment une créature telle que lui pouvait-elle vivre dans ce monde mensonger et faux ? Il aspirait au péché et pourtant semblait tellement pur. Pendant toute l'heure, j'ai pensé à lui. Vous allez me dire « c'est tôt pour un gosse de 16 ans. Il est si jeune. Il devrait penser à sortir et à s'amuser avec ses ami(e)s et pas à tomber amoureux. Je suis pas tomber amoureux. Il m'attirait voila tout. Il était tellement beau en plus ce jour-là que j'étais obligé de céder. C'était de toute façon mon destin : l'aimer. Et Dieu sait qu'il m'a fait souffrir.
Quand la sonnerie a marqué la fin des cours, je l'ai vu se précipiter dehors. Vous dire que je ne l'ai pas suivit serait vous mentir. Je l'ai suivit...inconsciemment. Je remarquais qu'il fumait lorsqu'il a sortit une cigarette. Je l'ai observé. Ces gestes malgré qu'ils soient tremblants, étaient beaux. Ils émanaient la beauté. Il est la beauté. Mes amis m'ont rejoint quelques temps plus tard. Je ne les écoutait pas. Ça ne m'intéressait pas. Lui m'intéressait :
« - TOM !!
- Quoi ?
- Mais qu'est-ce qu'il t'arrive mec ? T'as l'air bizarre !
- Non ça va. Je vais bien. Je suis juste...ailleurs, c'est tout.
- ...
- T'inquiètes je te dis.
- ...
- Je t'assure.

J'ai vu Andréas regarder vers sa direction. Il s'est retourné vers moi et a dit :
« - C'est lui qui te rend comme ça ?
- Quoi ?...euh non. Non.
- Arrête je te connais. Ça fait 10 ans qu'on se connaît. On me la fait pas. Dis moi.

J'ai souri. Andréas, ça fait effectivement 10 ans qu'on se connaît. Il savait que je couchais avec des mecs. Il savait aussi que je ne voulais pas m'avouer que j'étais bi. Andréas est aussi bisexuel. Enfin il est plus homosexuel que bi. C'est pour ça que je lui ai dit. Je savais qu'il ne se moquerait pas :
« - Oui, c'est lui qui me met dans cet état. Me demande pas pourquoi, c'est comme ça. Je suis attiré par lui. C'est plus fort que moi. Pourtant, tu me connais. C'est pas du tout mon type. Enfin, si mais...raaah je sais pas. Je sais plus. J'en sais rien à vrai dire. Tu vois je suis plutôt du genre direct mais lui, je sais pas. Il me bloque. Je veux dire, c'est fou. Avec n'importe qui, j'hésite pas. Mais lui, c'est...différent. Oui, c'est ça. Différent. Peut-être que c'est parce qu'il ressemble à une fille.
- C'est compréhensible en même temps. Il est vraiment beau. Et je vais pas te cacher que je me suis mis à matter son petit cul tout à l'heure.
- T'as pas un mec toi normalement ?
- Si, mais ça m'empêche pas de regarder une beauté pareil. Bref', là n'est pas la question. Pourquoi tu vas pas lui parler ? Je parie que tu ne sais même pas son nom.
- C'est vrai. Mais t'as au moins écouté ce que j'ai dit. J'ai dit que je peux pas aller le voir.
- Si tu peux. Pourquoi tu pourrais pas ?
- ...
- Quoi ?
- J'ai peur Andréas.
- Toi. Avoir peur. C'est la meilleur ça.
- Faut croire.
- Mais je te demande pas de lui rouler une pelle et de le violer sur place. Simplement une petite conversation histoire de faire ami-ami et ainsi en savoir plus sur lui. Et puis, tu n'as rien à perdre.

J'ai réfléchi. Choix difficile. Soit je restais là à le regarder encore tirer sur sa clope, soit j'allais le voir et pouvoir humer la fumée grisâtre qui en sortait. A cette époque, j'étais pas du genre à hésiter. Je fonçais. Mais lui, il était tellement beau, tellement indescriptible. Et sans que je m'en rende compte, mes pas m'ont conduit vers lui. Il était seul. Je suis arrivé beaucoup trop rapidement à lui et à ce moment je me suis senti tellement mal à l'aise que mes yeux se sont baissés pour regarder mes pieds. Je n'osais rien dire. Je savais qu'il m'observait. Et savoir qu'il avait les yeux posés sur moi me rendait encore plus stressé. Je me suis enfin décidé à lever la tête et mon regard s'est perdu dans le sien. Je n'avais pas encore vu ses yeux. Ils étaient si profonds. C'était un océan d'étincelles et de beauté. Ils brillaient intensément. C'est lorsqu'il a rougi que je me suis rendu compte que je le fixait beaucoup trop pour une première conversation. Enfin , je me suis repris et ai parlé :
« Salut. Je,...euh...je m'appelle Tom. Je suis dans la même classe que toi, je sais pas si t'as remarqué. Bref' je voulais simplement te souhaiter la bienvenue. Arrivé en cours d'année, ça doit pas être cool. ».
Il m'a regardé un instant et a enfin sourit. Ce sourire, je m'en rappellerais toute ma vie. C'est le premier qu'il m'adressait et que je voyais. C'était un sourire magnifique. Je suis resté un moment scotché et ai enfin sourit à mon tour. Il m'a tendu la main et a dit :
« Salut. Moi, c'est Bill. ».
A partir de cet instant, plus rien n'allait être pareil.
Bill...





.


Voila pour ce premier chapitre.
Bisous.
(L)
# Posté le mardi 06 mai 2008 15:26
Modifié le lundi 09 juin 2008 13:01

II * * * * * * Les choses prennent doucement place. J'espère que ce chapitre vous plaira.

II * * * * * * Les choses prennent doucement place. J'espère que ce chapitre vous plaira.
Deux mois étaient passés depuis ma première discussion avec Bill. Les cours étaient tout aussi inintéressants mais j'avais toujours de bons résultats malgré tout. Oui, j'avais beau être turbulent, je me rattrapais beaucoup sur mes notes. Ça m'évitais l'expulsion, la plupart du temps.
Bill et moi étions devenu plutôt proches désormais. Mes amis se moquaient sans cesse de moi. Oui, je n'étais pas trop le genre de mec à traîner avec le genre de Bill. On est plutôt opposés en fait. Lui est quelqu'un d'androgyne, en prônant les vêtements moulants et très efféminés. Moi, je suis à un style très loin du sien : je tire vers le look américains. Baggys et grand T-shirts, le tout assortis d'une jolie casquette, c'est moi.
Avant Bill, je frappais sans hésiter les personnes telles que lui. Je leur crachais à la gueule en leur disant des insultes. J'avoue je n'étais pas « gentil ». Et j'avoue aussi que c'était extrêmement con, et d'ailleurs j'ai encore honte de ce comportement. Mais bon, j'ai changé et c'est beaucoup mieux comme ça.
Toujours est-il que Bill et moi, on était devenu proches. Enfin, proches c'est difficile à dire. On ne s'appelait pas tout le temps, on ne se voyait pas 24h/24h. Il restait quand même une certaine distance entre nous. Mais n'empêche qu'on restait ensemble au lycée. Et qu'il nous arrivé de nous mettre à côté pendant les cours et de bien rigoler.
Je me rappelle de ce jour où on avait passé une après-midi tout les deux. Les autres étaient venus nous rejoindre le soir chez moi. Je pense que c'est à partir de ce moment-là où j'ai réellement fait voir à Bill mon attirance pour lui.

Nous étions assis à la buvette du parc de la ville. Il faisait beau cette après-midi là. Les enfants jouaient dehors sous le soleil de plomb et les personnes âgées parlaient entre elles sur les bancs noirs. Normalement, certains copains devaient venir, mais à la dernière minute, ils nous ont simplement dit qu'ils ne viendraient en fait que le soir. Donc on était tous les deux comme deux cons parmi les vieux. A un moment, le silence était tel qu'une tension commençait à monter entre nous. J'avais décidé alors de l'emmener dans un coin des périphériques de la ville. C'est un endroit où j'allais souvent lors de mes fugues. On y est tranquilles et on est sur de pas être vu surtout.
Lorsqu'on est arrivé, nous nous sommes assis dans l'herbe du vieux jardin qui se trouvait à quelques pas de là.
Je me rappelle très bien de ce moment. Tout simplement car, à cet instant précis, je me suis vraiment rendu compte de mon orientation sexuelle. J'ai su que j'étais bisexuel. J'ai su que j'étais attiré par les deux sexes. Et ma première réaction a été d'être soulagé. Bizarre vous aviez dit. Je peux vous assurer une chose : c'est loin d'être bizarre. Quand vous passez toute votre adolescence à vous chercher et qu'enfin vous savez qui vous êtes, vous êtes apaisés.
Je l'ai su lorsque Bill m'a sourit. Encore un sourire oui. Il aurait pu m'arriver la pire des choses, je n'aurais pas bougé, simplement pour le voir encore. Il m'a regardé avant. Son beau visage s'était relevé lentement et lorsque ses belles prunelles marron ont rencontré mon regard, j'ai été pris d'une pulsion. Pas le genre de pulsion animal comme lorsque l'érotisme est à son paroxysme non, pas du tout. C'était une pulsion...amoureuse ? Oui sûrement amoureuse. Il était tellement beau. Il m'a enfin sourit et a dit l'instant d'après :
« - Je suis content d'être ici, avec toi. ».
J'ai mis quelques moments avant de bien recevoir cette information. Mon c½ur s'était doucement emballé et doucement j'ai répondu à son sourire. Le mien, par contre, était timide et presque confus. Je ne savais pas s'il fallait que je lui saute dessus et l'embrasser à ne plus respirer ou alors rester là où j'étais et simplement dire « Oui, moi aussi je suis heureux que tu sois là, avec moi. ».
Je n'ai fait ni l'un ni l'autre. J'ai simplement rougit. Il a doucement gloussé et a enchaîné sur un autre sujet.
C'était comme si le temps était suspendu à ses lèvres. Je ne voyais qu'elle. En fait, je lui montrais clairement ma fascination pour lui. Sans le vouloir bien sur. Lorsque il a éclaté de rire, je n'ai pas compris pourquoi :
« - Tom, fermes la bouche. Tu pourrais avaler une mouche comme ça.
- Pardon ?
- Tom, tu m'écoutais au moins ?
- Euh...oui.
- Très bien. Alors de quoi est-ce que je parlais alors ?
- Euh...de...bon okay c'est bon. J'écoutais pas.
- Oh. Et pourquoi ?
- Je...je...
- Tu ?
- Rien. Tu disais ?
- Je parlais de ce soir. Tu comptes faire quoi ?
- A vrai dire, j'y ai pas vraiment réfléchi en fait. De toute façon, il y aura Andréas. Ça suffit comme ambiance non ?
- Oui. J'avoues. Dis ?
- Oui ?
- Je...peux te poser une question ?
- Oui. Dis moi.
- Et bien, voila, tu sais bien que je suis gay.
- Oui. Et alors ? Je t'ai déjà dit que ça posait aucun problèmes.
- Oui mais non. C'est pas ça. Je me demandais si je pourrais plaire à Andréas. »

Ça a été comme le coup de hache dans le c½ur. Je me sentais brisé :
« - Oui, ça pourrait être possible tu sais. Mais...
- Mais ?
- Et bien, Andréas a un copain et...
- Oh. D'accord je comprends.
- Désolé. »

Au fond, je ne l'étais pas du tout. A cet instant, j'en voulais terriblement à Andréas.
Il semblait amusé de me voir confus. Je ne comprenais pas. Si j'avais su, je pense que je n'aurais jamais eu ce genre de réaction. Mais ceci appartient à maintenant. Revenons au passé.
Il était 17h30 et il était temps qu'on reparte chez moi. Nous avions repris notre marche. Un silence pesant prenait place. Moi, je réfléchissais à ma situation. Je m'étais rendu compte qu'il n'avait pas d'attirance envers moi et la tristesse s'immiscait de plus en plus dans mon c½ur. Lui ne parlait pas. Il semblait désormais distant et n'osait pas dire un mot.
Quand on est arrivé, la voiture de mes parents n'était plus là. Ils devaient être encore à une de ces soirées de charité et je ne pensais pas qu'ils rentreraient de sitôt.
Bill s'est installé sur la table basse du salon pour pouvoir faire ses devoirs. En ce qui concernait les études, il était très sérieux. Moi, je m'affairais à la cuisine. Je préparais une pizza accompagnée d'une salade pour le soir.
Vers 19h, Bill est venu me rejoindre et m'a regardé faire avant de dire :
« - Tu m'en veux ?
- Pourquoi tu dis ça ? Je vois pas en quoi je t'en voudrais.
- Tu semblais triste et déçu lorsque je t'ai parlé d'Andréas.
- Non, je ne peux rien dire. Tu fais bien ce que tu veux avec qui tu veux.
- Oui, mais qui te dit que je voulais quelque chose de lui ?
- J'ai jamais insinué ça.
- Ah. Ça semblait.
- Non. Enfin, pourquoi alors tu m'as parlé de lui ? »

Il a sourit, amusé. Je venais de montrer clairement mon intérêt pour lui :
« - Et bien, j'ai dit ça parce que je pense qu'Andréas a...comment dire...des vues sur moi non ?
- Et bien, faut avouer que tu es quelqu'un de beau, d'intelligent et de gentil donc en sachant qu'Andréas est homo, et bien je pense que c'est normal qu'il soit attiré.
- Et toi ?
- Quoi moi ?
- Tu penses sincèrement tout ce que tu as dit ?
- J'ai dit quoi ?
- Que j'étais beau, intelligent et gentil.
- Euuh...oui. »

La rougeur parvint à mes joues. Mais il était hors de question de laisser passer une occasion comme celle-ci :
« - C'est gentil.
- Ouais.
- Dis ?
- Oui ?
- T'es attiré par moi ?
- Euh ???dire que t'es pas attirant serait te mentir mais...
- Mais ?
- Rien. Tu aimes la pizza ?
- Changes pas de sujet s'il te plait.
- Je change rien du tout. »

Il s'est levé et s'est dirigé vers moi. Lorsque ses mains ont trouvé ma taille, ma respiration s'est accélérée. Il était tellement proche. Il a encore sourit. Etait-il en train de me draguer ? En prenant du recul sur ce moment, peut-être bien que oui. Mais j'étais trop stressé par le peu de distance entre lui et moi que je n'ai rien vu. Il s'est doucement approché de mon oreille et a dit :
« - Pourquoi tu rougis ?
- Je...euuh... »

A ce moment, on a sonné à la porte. Sauvé par le gong. Je me suis alors précipité à l'entrée pour ouvrir aux nouveaux arrivants. Lorsque je suis retourné à la cuisine après quelques salutations, Bill n'était plus là. Je n'ai pas cherché à savoir où il était. Mon c½ur battait toujours aussi vite et le rouge de mes joues n'était pas encore parti.
La soirée a débuté vers les 21h. Andréas et Paul avait amené de l'alcool et on commençait tous à être sérieusement soûl. Bill s'était assis en face de moi et racontait une anecdote. Il était tellement abruti par la boisson qu'il n'arrivait pas à aligner deux mots sans exploser de rire. On était dans le même état soi disant passant.
Vers les 1h30, on est tous monté dans la chambre d'ami pour jouer à la console. Bill s'était installé derrière moi et avait posé ses mains sur mes épaules pour débuter un massage. Je me suis détendu rapidement. Savoir que ses mains se trouvaient sur moi et qu'elles me caressaient me mettait dans tous mes états. Et contrairement à mes habitudes, je laissais tout paraître. Lorsqu'il s'est penché vers moi et qu'il a dit qu'il voulait voir ma chambre avec moi, seul à seul, ma respiration s'est tout de suite coupée et mes mains tremblaient sans que je puisse les arrêter.
Je lui ai pris la main et l'est amené à ma chambre. Il titubait. Je l'aidais souvent à ne pas tomber. Quand on est enfin arrivé, il s'est jeté sur mon lit. Il a alors dit :
« -Viens, s'il te plait.
- Quoi ?
- Viens c'est tout.

Ma vie allait totalement prendre un tournant que je ne connaissais pas. Et c'est lui qui m'a fait découvrir ce genre de routine.






# Posté le mercredi 14 mai 2008 07:07

III * * * Enfin le chapitre 3. Désolé du retard. Seulement les examens approchent et il m'est de plus en plus difficile de trouver le temps d'écrire quelque chose. J'espère que ce chapitre ne vous décevra pas. Bonne lecture.

III * * * Enfin le chapitre 3. Désolé du retard. Seulement les examens approchent et il m'est de plus en plus difficile de trouver le temps d'écrire quelque chose. J'espère que ce chapitre ne vous décevra pas. Bonne lecture.
Je me suis alors approché, lentement. Il était là, étendu sur le dos, les bras levés au-dessus de sa tête, les mains serrant des morceaux de draps. Il respirait anormalement. Il semblait dans un second état : ses yeux étaient mi-clos, de la sueur apparaissait au niveau de son front et de ses lèvres et il s'agitait seul, perdu sur un grand lit.
Pourtant, je n'avais encore rien fait. Mes bras étaient encrés le long de mon buste et mes mains tremblaient contre le bas de mon T-shirt. Je ne l'avais pas encore touché. Je ne faisais que le regarder, simplement, emplie de désir.
Au moment où il a émit un couinement plaintif, je suis alors sorti de ma torpeur. Je me suis rappelé subitement que j'étais avec Bill, seul, dans ma chambre, lui, sur mon lit, gémissant comme un damné et moi, l'observant tel une lionne cherchant sa proie.
Je fis alors un pas, puis deux, puis trois vers sa direction. Il me regardait, les yeux brumeux et voilés de noir. Je ne savais pas ce qu'il pensait. Je savais seulement qu'il avait envie de moi.
Lorsque je suis enfin arrivé à destination du lit, mes genoux ont fléchi contre le matelas et mes mains se sont posées de part et d'autres de sa tête. Il s'est soudainement agrippé à ma nuque et m'a attiré vers le bas. Il me parlait. Je ne comprenais pas. Mes pensées étaient seulement focalisées sur sa bouche. Sa bouche qui murmurait des choses, qui me soufflait toute son envie. Je l'ai alors embrassé. Un baiser simple et qui reste en surface. Mais un baiser tout de même. Le genre de baiser à vous filer des multitudes de sensations. Le frisson vous envahit et vous êtes alors perdu, à jamais.
Ses ongles se sont enfoncés dans ma peau, me provoquant un gémissement. Mes mains descendaient lentement, le long de son buste. Elles sont passées en dessous du T-shirt, j'ai effleuré sa peau. Elle était douce et chaude. Il a commencé à déboucler ma ceinture. Le bruit tintant de la boucle me fit sursauter. Je n'avais rien senti. Il m'a sourit et a repris notre baiser. Seulement, cette fois-ci, il avait décidé d'y aller un peu plus fort. Sa langue vint lécher mes lèvres. Encore un autre sursaut de ma part. Ça non plus je ne l'avais pas prévu. Il se fit plus entreprenant encore lorsqu'il passa son muscle à l'intérieur de ma bouche. Je l'ouvris instantanément, lui donnant la permission d'y accéder.
On a continué comme ça pendant un temps indéfini. On avait enlevé nos T-shirt et nos pantalons. La transpiration luisait sur nos corps en ébullition.
Ses mains ont alors agrippé mes fesses sous mon caleçon. Ma respiration ne s'est fait que plus haletante. Pris d'une pulsion soudaine, je lui ai retiré son boxer blanc. Il était la, nu sous moi, haletant à perdre le souffle. Je me rappellerais toujours de cette vision.
« Tom » a-t-il gémit. Je n'en pouvais plus. Je l'ai embrassé comme un fou. Ce n'était plus le baiser papillon qu'on s'était donné au début. Non, c'était à présent le baiser sauvage, laissant passer tout le désir que j'avais pour lui et son corps.
Lorsque je vis son membre chaud et tendu, des coups se sont fait entendre. Ils ne provenaient pas de la porte de ma chambre. Ils étaient plus lointains. Mais à cet instant, n'importe qui aurait pu rentrer dans la pièce, je n'aurais rien fait pour l'en empêcher. J'étais bien trop désiré de lui.
Pourtant, ces coups se sont encore produits et de plus en plus forts. Ils ne venaient toujours pas de la porte. Néanmoins, ils étaient maintenant tellement présents que j'ai arrêté toute activité. Bill a alors gémit de protestation :
« - Quoi ?
- T'as rien entendu ?
- Mais de quoi tu parles ?
- Mais des bruits ! T'entends pas ?
- Non. Ecoutes, arrêtes de penser des choses, y a que toi et moi ici. Et il n'y a pas non plus de bruits ou je sais pas quoi.
- Mais je te jure, j'ai entendu des coups comme si on frappait à la porte.
- Quoi ?
- T'es sur que t'as rien entendu ?
- Tom ?
- Quoi ?
- Embrasses moi au lieu de dire des conneries.
- Hein ?
- Tom !!!
- Quoi ?
- Quoi quoi ? J'ai rien dit !
- Mais si tu viens de...
- De quoi ?
- ...
- Tom !!!!!
- Là tu vois, tu viens de le refaire.
- Refaire quoi ?
- Je comprends plus rien.

Je me suis levé, l'envie étant redescendu. Je l'ai regardé. Lui me fixant, une lueur d'incompréhension dans le regard.
Les coups se faisaient plus fréquents à présent : il n'y avait qu'une toute petite intervalle entre eux. J'entendais Bill crier mon prénom mais ses lèvres n'articulaient aucun mot. Etrange vous avez dit ?
Ma tête bourdonnait inlassablement. J'étais perdu. Comment j'en étais arrivé là ?
Les questions continuaient à fuser. J'en venais même à parler tout seul. Et puis tout ce bruit était insupportable. Entre les coups, extrêmement forts maintenant, et les cris de Bill, un mal de crâne s'était installé.
Pendant un instant se fut le trou noir. Je ne savais pas ce qui se passer. Je ne sais pas combien de temps je suis resté dans cet état.
Lorsque j'ai réussi à ouvrir mes paupières enfin, je ne reconnaissais plus la chambre dans lequel j'étais. C'était la même sans l'être. Les objets avaient changés de place, le lit n'était plus contre le mur du fond mais collé dans un angle de la pièce, le T-shirt que Bill m'avait enlevé auparavant n'était posé sur le sol, en boule, mais était sagement installé sur ma chaise de bureau, plié et repassé avec le reste de mes affaires. D'ailleurs, tous les meubles avaient changé : le bureau n'était plus en bois d'acajou mais de métal, ainsi que la chaise. L'ordinateur qui trônait dessus était plus que technologique : plus aucun fils. Même le lit semblait différent. Le matelas était plus que confortable.
Malheureusement, je n'ai pas eu le temps de réfléchir plus longuement à la situation. Les coups étaient toujours là ainsi que les cris. Mais désormais, ils étaient plus que réels. Cette fois-ci, tout se passait derrière la porte. Je me suis levé prestement du lit. Bill n'était plus là. Où était-il ?
A peine ai-je eu le temps de me poser cette question que les cris ont repris avec plus d'ampleur. La voix de Bill s'élevait de derrière la porte. Il semblait tambouriner contre celle-ci.
La tête encore dans le coltard, je tituba jusqu'à la porte...qui n'était plus vraiment une porte. Ce n'était plus cette grande planche de bois clair mais quelque chose de gris et blanc. Elle coulissait comme les portes d'un ascenseur.
Je ne comprenais plus rien.
Je sursautai quand Bill cria encore plus fort que tout. Je me suis précipité alors vers cette...chose. Seulement, il n'y avait plus de poignet. Je regarda autour de moi et j'aperçus alors un bouton orange. Il situait juste sur mon côté droit. J'appuyai dessus, peu sûr de mon geste. La porte s'ouvrit alors brusquement. Pas le temps de réfléchir, une touffe noir se jeta sur moi et me serra à m'étouffer :
« - TOM ! PUTAIN PLUS JAMAIS TU ME FAIS ÇA ! MAIS T'ES FOU ! EST-CE QUE TU IMAGINES LA PEUR QUE TU M'AS FAIT ??? DIEU SOIT LOUE, IL NE T'EST RIEN ARRIVE !!
- Bill ? C'est toi ?
- Bah oui c'est moi, idiot. Tu veux que ce soit qui ?
- Je...je...mais tu étais...et tu me...et après tout a changé et...tu as...quoi ?
- Tom, décidément, on a beau être jumeau toi et moi, je ne te comprendrais jamais.
- Quoi ? Jumeau ?
- Tom ? Ça va ? Tu es tout pâle. Tu as fait un mauvais rêve c'est ça ?
- Oui, ça va c'est juste que...un mauvais rêve t'as dit ?
- Ouais, un mauvais rêve. Un cauchemar quoi.
- Oui, c'est sûrement ça !
- Mais enfin Tom, qu'est-ce qu'il t'arrive ? T'es vraiment bizarre.
- Non, ne t'inquiètes surtout pas. Je vais bien. C'est juste que j'étais tellement pris par mon rêve que j'avais l'impression d'avoir été téléporté dans une autre époque.
- T'es sur hein ?
- Oui oui, je t'assure.
- Okay. Bon, au départ, j'étais venu te dire qu'on partait dans trois semaines. Les interviews commencent à partir du 30 Août. Putain, quand je repense à la frayeur que tu m'as mise. Promets moi que tu ne feras plus jamais ça.
- Jamais quoi ?
- Jamais répondre alors que ça faisait au moins 20 minutes que je gueulais ton nom.
- Excuse-moi. je dormais. Je n'ai rien entendu.
- Okay. La prochaine fois, évites juste de changer de code sans me prévenir. Je ne pouvais pas rentrer.
- Entendu. Je m'habille. Attends moi en bas.


Sur ces mots, Bill descendit en bas.
Moi j'étais toujours sous le choc, bien que tout soit revenu à ma mémoire.
En effet, nous ne sommes plus en 2006 mais en 2015. Bill et moi avons alors 26 ans. Vous devez sûrement nous connaître. Nous avons fait parti d'un groupe de rock allemand lorsque nous étions jeunes : les Tokio Hotel. Il était composé aussi du bassiste Georg Listing ainsi que du batteur Gustav Schäfer. Bill et moi, nous sommes jumeaux et respectivement chanteur et guitariste. Après une carrière fulgurante dans le business de la musique, nous nous sommes séparés en raison d'un malentendu avec la maison de disque : celle-ci voulez par la suite ne produire que nos deux images à moi et mon frère. En gros, ne faire qu'un, lui et moi, en laissant tomber les G's. Nous avons refusé et la production nous a laissé tomber. Nous sommes restés néanmoins en contact avec les deux autres. Le groupe était terminé mais cela n'empêchait pas le fait que Georg et Gustav sont nos meilleurs amis.
Après cette dure étape, nous avons décidés de continuer avec une autre maison de disque. Sur ce point là, ce sont Gustav et Georg qui ont refusé. Ils ne voulaient plus revivre tout le stress que les tournées nous ont procuré, ni la tension que la maison nous mettait. Ils préféraient chacun refaire leur vie, trouver un travail et pouvoir enfin profiter de leur jeunesse comme il se doit.
Mon frère et moi, on avait décidé de continuer ensemble. La musique est et restera toujours une grande passion. On était tombés dedans, on ne pouvait plus en ressortir.
Désormais, nous formons un groupe de deux, avec toujours les mêmes fonctions.
Nous avons repris le chemin de la musique 3 ans après la rupture. Nous sommes maintenant toujours autant apprécié du public, un peu plus âgé et avec en plus quelques garçons. Faut quand même avouer que le public de Tokio Hotel se composait essentiellement de filles, jeunes, voir très jeunes.
Nous avions enfin repris une bonne vie et tout se passait pour le mieux. Jusqu'à ce jour. Le jour où j'ai fait ce rêve.
Ce rêve qui allait tout changer. C'est ce rêve qui a tout provoqué. C'est ce rêve qui m'a ouvert encore une autre ouverture. Celui d'un amour plus que fraternel. L'amour avec un grand A. celui dont j'ignorais l'existence et dont je ne croyais pas. Un amour interdit néanmoins.
Un amour étourdissant envers mon propre frère jumeau.
# Posté le mardi 27 mai 2008 14:54
Modifié le lundi 09 juin 2008 13:05

IV * * Enfin une suite vous avez dit ?! Oui, j'ai eu une soudaine montée d'inspiration. Et j'en avez marre de travailler XD. Voila le chapitre 4. Bonne lecture. *

 IV * * Enfin une suite vous avez dit ?! Oui, j'ai eu une soudaine montée d'inspiration. Et j'en avez marre de travailler XD. Voila le chapitre 4. Bonne lecture. *
Après être descendu manger un petit quelque chose, j'ai rejoint Bill dans le salon. Il était devant la télé : il regardait « Reservoir Dogs » de Tarantino. Ses jambes étaient étendues sur le divan bleu électrique.
Il était parti chez le coiffeur récemment : ses cheveux étaient redevenu noirs de jais et il les avaient coupés plus court que la dernière fois. Cette nouvelle coupe ressemblait étrangement à celle de ses 16 ans. Seulement, elle était légèrement plus longue et encore plus dégradée. Quelques mèches bleues et violettes s'éparpillaient ici et là. Ses yeux n'avaient qu'un trait fin de khôl noir sur les paupières inférieures. Il avait mis un anneau, ce jour-là, à sa narine gauche. Oui, Bill s'est fait percé le nez lorsqu'on a repris la musique. Désormais, il ne se mettait plus de vernis et laissait ses ongles purs et sans artifices. Il avait troqué ses T-shirts moulants et sombres pour une chemise blanche et une veste de costard bleu marine. Il portait un jean slim clair, lui permettant de mettre en valeur ses longues jambes, ainsi que des chaussures vernis noirs.
Il sourit un court instant lorsqu'il me vit, et se replongea immédiatement dans le film. Je le lui rendis, bien qu'il ne m'est pas vu, en m'asseyant sagement à coté de lui, passant ses jambes sur mes genoux.
Mr. White commençait à se traîner vers Mr. Orange après avoir reçu une balle dans le thorax [NdlA : scène présente dans le film que Bill regarde]. Le film arrivait donc à son terme.
En attendant la fin, je m'affairai à observer mon frère. Ses sourcils étaient froncés vers le haut et il affichait un air anxieux. Ses yeux fixaient intensément l'écran de la télévision. Bien qu'il est vu plusieurs fois ce long-métrage, il était toujours aussi stressé en regardant la dernière scène. Cela me fit sourire. C'est l'une des particularités de Bill : quand il fait quelque chose, dans n'importe quel domaine que ce soit, il se donne toujours à fond. C'est un perfectionniste que voulez vous ?
Lorsque le générique commença à défiler, Bill éteignit l'écran ainsi que le lecteur DVD et se leva doucement. Il me tendit la main pour me relever :
« - Je pensais qu'on pouvait aller en ville aujourd'hui. J'ai quelques courses à faire.
- Des courses ? Tu parles ! Tu veux surtout aller faire quelques magasins ouais.
- Oui. Comment t'as deviné ?
- Je sais pas du tout. Pourtant, ce n'est pas dans tes habitudes de faire les boutiques.
- Faut croire que les gens change avec le temps.
- Bon aller, trêve de plaisanteries. Allons faire du shopping.
- Tu veux ?
- Pourquoi tu as l'air aussi étonné ? Moi aussi j'ai besoin de remplir mon armoire.
- Comme si tu n'avais pas assez de casquettes et T-shirts comme ça.
- Et c'est toi qui me dis ça. T'es quand même vache. C'est pas moi qui vais faire les magasins tous les 2 jours.
- Si on peut même plus plaisanter maintenant.
- Bill, il est déjà 14h30. Si tu veux avoir le temps d'acheter quelque chose, vas te préparer.
- Oui chef ! »

Je rigolai en le voyant partir rapidement dans la salle de bain du bas. Moi, pendant ce temps, je pris ma guitare, qui se trouvait juste à côté, et joua quelques notes ainsi que des partitions non finies. Il faut savoir que notre appartement est rempli de partitions et de guitares. Je détourna les yeux à un moment et je vis mon jumeau s'affairai devant le miroir. Je me surpris même à regarder un peu plus en bas que sa ceinture. Je secoua la tête et repris ma musique. Seulement, mes pensées étaient ailleurs.
Depuis ce rêve, je n'arrivai pas à penser à autre chose. Pourquoi il a fallu que je rêve de Bill comme un amant ? C'est mon frère bordel. Et jumeau, qui plus est. Pourquoi, tout à coup, je ne le vois plus comme un frère ?
Bill et moi avons toujours été proches. Normal vous allez me dire puisqu'on est jumeaux. Mais notre affection fraternelle n'a jamais dépassé le tendre bisou de bonne nuit. Et encore, certaine fois, c'était simplement sur la joue. Alors pourquoi, cette nuit, j'ai rêvé de lui de la manière la plus érotique qu'elle soit ? Je n'ai jamais eu de pensées perverses envers lui, et je ne l'ai jamais regardé de cette manière.
Peut-être que je confonds l'amour fraternel et L'amour.
Plongé dans mes pensées, je ne vis pas Bill me regardait à travers le miroir, en souriant doucement. Il est vrai que mes mains avaient arrêté de jouer et que mes yeux étaient fixement encrés sur son postérieur. Lorsqu'il bougea lentement ses fesses de gauche à droite, je sursautai. Il rigola à gorge déployée. Merde, il m'avait capté. Je rougit et reporta mon regard sur mes doigts.
Il s'approcha de moi et me colla un bruyant baiser sur la joue :
« - Hey, rougis pas ! C'est pas la première fois que je te vois faire ça.
- Hein ?!
- Quoi ? Moi aussi je le fais des fois.
- Hum.
- Au fait, j'ai une petite question. Je voudrais avoir ton avis. Et vu que tu es la personne en qui je fait le plus confiance, je veux que tu me répondes franchement.
- Okay, dis toujours.
- Est-ce qu'il est beau ?
- De quoi ?
- Mon popotin.
- Bill !
- Quoi ?
- Mais enfin, c'est quoi ces questions ?
- Et bien, je ne sais pas. C'est quand même toi qui me matte les fesses et puis je ne peux pas les voir entièrement dans la glace. Alors je voulais avoir ton avis. Parce que personnellement, je ne sais pas quoi penser de mon cul. Des fois, je le trouve bien et d'autre, je le trouve horrible, et...
- Mais enfin, tu sais très bien qu'il est joli.
- C'est vrai ?
- Pourquoi ce ne serait pas vari ?
- Je sais pas. Mais je doute quand même.
- Arrêtes de douter alors, parce qu'il est très bien. A ton avis, pour-...
- Quoi ?
- Non rien, j'allais dire une énorme connerie.
- Dis !
- Je t'ai dit, il est très bien. Point barre.
- Tom !!
- Mai quoi à la fin ?
- Mais dis moi ce que tu voulais dire !
- Non !
- Pfff.
- Quoi pff ?
- Rien. Bon on y va ! »

Je souris en le voyant faire une moue déçue. Je le suis prestement jusqu'à sa voiture.
Durant le trajet, je repensai à notre conversation. Putain, j'avais quand même failli dire quelque chose de pas du tout convenable. Bill m'aurait sûrement pris pour un fou après ça.
Vous voulez savoir ce que je voulais dire n'est-ce pas ? Tout simplement un truc du genre « à ton avis, pourquoi je te matte le cul depuis bien 10 minutes, en essayant de me faire à l'idée que tu es mon frère et qu'il ne faut surtout pas que je te saute dessus. ». Bon bien entendu, j'aurais supprimé la fin de ma réplique. Gardez seulement les 13 premiers mots. Vous constatez quoi ? Pas de réponses ? Et bien même avec ces 13 mots, j'aurais réussi à premièrement, me faire passer pour un fou incestueux ; deux, à ce que Bill ne veuille plus jamais me parler et trois, mon frère n'aurait plus voulu m'approcher de peur d'être violé. Bref', ça aurait été une catastrophe.
Lorsque nous sommes arrivé en centre ville, j'ai demandé à Bill de se garer près de notre studio d'enregistrement. Il se trouvait en plein milieu du de la ville et donc, forcément, tous les bars, pubs ou magasins quelconques se trouvaient à proximité.
On passa l'après-midi à courir les boutiques, plus ou moins extravagantes selon nos goûts. Bill aime tous ce que attire l'attention des gens, donc question fringues, il veut un style le plus tape-à-l'½il et original qu'il soit. Moi, j'estime que j'aborde un style sobre.
Bill me rabache tout le temps le contraire en disant que je ressemble plus à un pingouin constipé qu'à un mec aux vêtements larges. Vous avez bien compris, je n'ai pas changé depuis le début de Tokio Hotel. Ce genre de discussion finissait toujours en course-poursuite ou alors en bataille de bouffe. Je sais, pour des types de 26 ans, c'est un comportement carrément puéril. Mais Bill a toujours su toucher mes points faibles. Et celui là en fait parti. Personne ne critique mon style.
Il était 19h30 et nous étions en marche vers la voiture. Bill marchait lentement et semblait exténué. En même temps, il portait tous ces paquets et il en avait une bonne quinzaine minimum. Je devait à chaque passages piétons le faire avancer pour éviter qu'il ne se fasse écraser. A la fin, j'ai pris tous ces sacs et les ai posés dans le coffre. Je m'installa confortablement au volant et jeta un coup d'½il à un certain brun, fatigué d'avoir couru toute la journée pour trouver LE pantalon ou LA paire de lunettes de soleil. Je pouffa, amusé par l'expression qu'il abordait. Vous voyez, genre le type trop fatigué pour pouvoir sortir un mot tel que « merci » et qui s'essuie les yeux pour cause de sueur. Ou pour faire court, le type de mec qui s'écoute trop. Il me regarda rapidement et haussa les sourcils :
« - Quoi ?
- Quoi quoi ?
- Pourquoi tu rigoles en me regardant ? J'ai un truc sur le nez ?
- Non. Je me disais simplement qu'en fait, je viendrais plus souvent avec toi faire du shopping.
- Vrai ?
- Ouais.
- Et pourquoi ?
- Juste pour voir ta tête après une journée comme ça. T'es magnifique. »

Il afficha alors une mine outrée et blasée. Il me tapa gentiment et me fit signe qu'il fallait qu'on rentre désormais.
Ce qu'il ne savait pas, c'est que je le trouvais réellement magnifique. Surtout après une journée comme celle là. Voir son visage légèrement mouillé après avoir trop longtemps marché ou encore observait ses mimiques quand il réfléchissait sur un T-shirt. Regarder comment il défilait devant le miroir des vestiaires après un essayage. Et sourire devant son visage implorant pour que je porte ses sacs.
Oui, Bill est une personne magnifique. Il dégage tellement de charme et beauté. C'est incroyable.
A ce moment là, je me suis dit : mais comment est-ce que j'ai pu vivre à ses côté sans me rendre compte de tout ça ?!
Le soir, après que nous ayons mangés et regardé un film, nous nous sommes couchés. Et pour la première fois depuis 10 ans, nous avions dormi ensemble. Je n'ai que 5 mots à dire : le bonheur à l'état pur... et des souvenirs plein la gueule !
# Posté le mardi 03 juin 2008 12:36
Modifié le dimanche 06 juillet 2008 16:48